Running

Rock 'n' Roll Series : Quito rejoint le calendrier mondial

La Rock 'n' Roll Running Series fait son entrée en Amérique du Sud avec un événement inaugural à Quito le 22 novembre 2026, à 2 850 mètres d'altitude.

A runner viewed from behind strides along a wide paved boulevard in Quito, with the Andean city and volcanic peaks blurred in the distance.

La Rock 'n' Roll Running Series continue d'étendre son empreinte sur la carte du running international. Après des années de croissance portée principalement par l'Amérique du Nord et l'Europe, la série confirme son arrivée en Amérique du Sud avec une date qui fait déjà parler dans les cercles du running : le 22 novembre 2026, Quito, capitale de l'Équateur, accueillera son tout premier événement sous la bannière Rock 'n' Roll.

C'est pas juste une nouvelle étape sur un calendrier. C'est une course qui va poser des défis vraiment particuliers aux coureurs qui feront le déplacement, à commencer par un facteur qu'on a pas l'habitude de traiter comme une priorité de préparation : l'altitude.

Une course au sommet, littéralement

Quito est perchée à environ 2 850 mètres d'altitude. Pour donner un ordre de grandeur, c'est plus haut que la plupart des stations de ski européennes en hiver. À ce niveau, la pression atmosphérique est réduite, et la quantité d'oxygène disponible à chaque inspiration l'est aussi. Pour un coureur qui débarque de Paris, Bruxelles ou Montréal, le corps va ressentir cette différence dès les premières heures.

Concrètement, tu peux t'attendre à un rythme cardiaque plus élevé au repos, une récupération plus lente entre les séances, et des allures de course sensiblement ralenties par rapport à ce que tu produis à basse altitude. Des études menées sur des populations non acclimatées montrent qu'au-delà de 2 500 mètres, la consommation maximale d'oxygène peut chuter de 8 à 12 % chez les sportifs non habitués.

Du coup, la semaine de course à Quito ne se gère pas comme une semaine classique de taper. Si tu voyages depuis l'Europe ou l'Amérique du Nord, prévoir au minimum trois à cinq jours d'acclimatation sur place n'est pas un luxe, c'est une vraie nécessité. Et si tu veux aller plus loin sur la physiologie de l'adaptation aux conditions extrêmes, ce guide sur l'acclimatation et la performance en conditions difficiles pose de solides bases sur les mécanismes d'adaptation de l'organisme.

10K et semi-marathon : deux formats pour tous les profils

L'événement inaugural proposera deux distances : le 10 kilomètres et le semi-marathon (21 kilomètres). Un choix intelligent pour une première édition, qui permet d'attirer à la fois les coureurs réguliers en quête d'une nouvelle expérience et les voyageurs running qui veulent cocher Quito sans s'engager sur une distance marathon en altitude.

Le 10K reste une option accessible, mais y'a pas à se voiler la face : même 10 bornes à 2 850 mètres d'altitude, c'est une épreuve d'endurance qui mérite une préparation spécifique. Le semi-marathon, lui, va clairement tester ta capacité à gérer l'effort sur la durée dans des conditions où chaque kilogramme d'oxygène compte.

Les inscriptions générales ouvriront prochainement, ce qui laisse une belle fenêtre pour construire un programme adapté. Si t'es en train de planifier une fin de saison 2026 ambitieuse, Quito peut devenir un objectif de saison à part entière, pas juste un voyage avec une course en bonus.

Comment bien préparer une course en altitude

La préparation pour Quito va demander d'intégrer quelques ajustements spécifiques à ton programme habituel. L'altitude modifie profondément les équilibres physiologiques, et ça touche aussi bien l'entraînement que la nutrition et l'hydratation.

Sur le plan de l'entraînement, améliorer ton VO2 Max avant le départ est probablement le levier le plus rentable. Un niveau plus élevé de consommation maximale d'oxygène te donnera une marge de tolérance plus grande face à la raréfaction de l'air. Les séances de fractionné long (type 1 000 mètres à 5 000 mètres) et les sorties longues en zone aérobie construisent cette base sur plusieurs mois.

Sur le plan nutritionnel, l'altitude accélère certains processus métaboliques et augmente les besoins en hydratation. L'air en altitude est plus sec, et la respiration plus intense qu'au niveau de la mer entraîne des pertes hydriques plus importantes, y compris au repos. Les recherches sur l'hydratation avant l'effort montrent que partir bien hydraté fait une vraie différence, et cette règle s'applique encore plus fort en altitude où le déficit s'installe vite et silencieusement.

  • Arrive à Quito au minimum 3 à 5 jours avant la course pour une acclimatation minimale efficace.
  • Réduis tes allures de référence de 10 à 15 % pendant les premières sorties sur place.
  • Augmente ton apport hydrique dès l'atterrissage, sans attendre d'avoir soif.
  • Évite l'alcool et les somnifères les premiers jours, ils perturbent l'adaptation respiratoire nocturne.
  • Dors suffisamment : c'est pendant le sommeil que les adaptations physiologiques à l'altitude s'amorcent.

La nutrition autour de la course mérite aussi une attention particulière. En altitude, les besoins énergétiques sont souvent légèrement supérieurs, et la digestion peut être perturbée les premiers jours. Privilégie des aliments que tu connais, que ton système digestif gère bien, et évite les expériences alimentaires aventureuses la veille de la course.

La Rock 'n' Roll Series en pleine expansion mondiale

L'arrivée de Quito au calendrier n'est pas un hasard. Elle s'inscrit dans une stratégie d'expansion claire de la Rock 'n' Roll Running Series, qui cherche depuis plusieurs années à diversifier sa présence géographique au-delà de ses places fortes traditionnelles.

Pendant longtemps, la série a dominé le marché américain avec des étapes comme Las Vegas, Nashville, San Diego ou Chicago, et a progressivement étendu son influence en Europe avec des courses à Madrid, Londres ou Lisbonne. Mais l'Amérique du Sud restait un continent quasi vierge pour la marque. Quito change ça.

C'est un signal fort envoyé à tout un marché de coureurs sud-américains et de voyageurs running internationaux qui cherchent des expériences hors des sentiers battus. La ville elle-même est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, et le tracé de la course promet des panoramas sur les volcans andins et une architecture coloniale qui n'ont rien à envier aux décors européens.

Du côté de la communauté running, cette expansion rappelle ce qu'on observe dans d'autres formats comme les ultra-trails qui fleurissent sur de nouveaux continents : le running de masse international est en train de se redessiner, et les coureurs voyageurs sont de plus en plus nombreux à construire leurs calendriers autour de destinations, pas seulement de performances.

Quito, une destination qui mérite le détour

Au-delà des chiffres et des distances, Quito en novembre, c'est une expérience qui dépasse largement la ligne d'arrivée. La capitale équatorienne est une ville à part dans le paysage urbain sud-américain : un centre historique préservé, des quartiers animés, une gastronomie locale riche et une position géographique unique, à quelques kilomètres de la ligne de l'équateur.

Le mois de novembre correspond à la saison sèche en Équateur, ce qui en fait une fenêtre climatique favorable pour courir. Les températures à Quito oscillent généralement entre 8 et 20 degrés Celsius selon l'heure de la journée, un profil thermique qui convient bien à l'effort physique, à condition d'avoir géré l'acclimatation à l'altitude en amont.

Pour les coureurs qui envisagent ce déplacement, l'organisation logistique mérite d'être anticipée tôt. Les vols directs depuis l'Europe vers Quito sont rares, et les connexions via Bogotá, Lima ou Miami sont les plus fréquentes. Bah en fait, cette contrainte logistique peut même devenir une opportunité : prévoir quelques jours en altitude intermédiaire pendant un escale peut aider à l'acclimatation progressive.

Les inscriptions n'ont pas encore ouvert officiellement, mais les coureurs intéressés peuvent déjà d'ores et déjà se positionner sur les notifications d'ouverture via le site officiel de la série. Au vu du buzz généré par l'annonce, les premières vagues de dossards partiront vite.

Pour un objectif de fin de saison 2026 qui sorte de l'ordinaire, Quito coche toutes les cases : dépaysement garanti, défi physiologique réel, cadre exceptionnel. T'as maintenant dix-huit mois pour construire la préparation qui te permettra d'en profiter pleinement.